Grande-Synthe, le camp de migrants qui pose problème après la jungle de Calais



On connaissait la jungle de Calais, ce camp de migrants situé dans le Nord-Pas-de-Calais qui a été le refuge de milliers d’immigrés durant des années, voici le camp de Grande-Synthe qui compte pas moins de 1500 migrants à lui seul. Ce camp va-t-il subir le même sort que la jungle de Calais, c’est en tout cas ce qu’a annoncé le ministre de l’intérieur Bruno Leroux.

Un démantèlement en vue ?

La mobilisation avait fait grand bruit lorsque l’Etat s’était décidé à démanteler le camp de Calais. Mais, cinq mois plus tard, le problème semble malheureusement se poser à nouveau non loin de là. Le camp de migrants de Grande-Synthe, situé dans le Nord de la France, donne, lui aussi, bien du fil à retordre au ministre de l’intérieur en cette fin de mandat de François Hollande.

Le locataire de la place Beauvau, Bruno Leroux, a réaffirmé la volonté ferme qu’à le gouvernement de « rétablir l’ordre public ». Pour rappel, ce camp avait été créé à l’initiative du maire du parti EELV, Damien Carême, et ce, malgré l’opposition de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur à cette époque.

Aujourd’hui, le campement de la Linière se trouve dans une situation explosive de par la constante évolution à la hausse du nombre de migrants qui s’y trouvent. Le nombre exact de réfugiés dans ce camp a d’ailleurs probablement dépassé aujourd’hui les 1500 personnes. Cette situation n’est plus tenable et le gouvernement en place l’a bien compris. C’est pourquoi celui-ci semble résolument décidé à mettre fin à ces heurts quotidiens entre police et migrants.

Une convention qui change la donne

Démantèlement du camp de Grande-Synthe ? Pas si sûr ! Ce n’était sans compter le renouvellement de la convention tripartite qui encadre la gestion du lieu, et qui pourrait bien, au final, changer la donne. La ministre du logement Emmanuelle Cosse nous rappelle que cette convention doit être renouvelée en mai, afin de laisser le temps au futur nouveau gouvernement en place de prendre la situation en main. L’objectif étant de faire redescendre la population du camp à 700 personnes, il n’est plus ici question de démantèlement, mais bien de « reprise en main humanitaire et non policière ».

De la difficulté à héberger les migrants

Pour héberger les 700 personnes, le maire Damien Carême souhaite que l’Etat mette à sa disposition des places d’hébergements dans les centres d’accueil et d’orientation, ainsi que des structures transitoires. Seulement voilà, notre pays manque cruellement de structures dédiées aux demandeurs d’asile. Le problème n’est en rien nouveau et il ne semble pas prêt d’être résolu lorsque l’on découvre les chiffres suivants : En 2016, la France comptait pas moins de 85 000 demandeurs d’asile pour 50 000 places d’hébergement.

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