Chaudronnerie : la filière d’apprentissage en difficulté suite au confinement

Femme chaudronnière

De nombreux étudiants sont en train de chercher un contrat d’apprentissage pour la rentrée 2020-2021. Toutefois, en période post-confinement, la reprise d’activité ne va pas en leur faveur. Trouver une entreprise d’accueil devient difficile dans un contexte où l’économie est fragilisée.

Les offres de contrats d’apprentissage en baisse de 40 % dans le domaine de la métallurgie

Dans l’industrie du métal et de la chaudronnerie, on constate une chute de 40 % au niveau des offres de contrats d’apprentissage. Les patrons ne souhaitent pas recruter d’apprenti du fait que lorsqu’ils engagent un jeune, c’est dans l’optique de lui proposer un CDI par la suite. Or, à l’heure actuelle, le manque de visibilité quant à l’avenir refroidi les embauches, en plus du manque de moyens pour former un apprenti.

En effet, recruter un jeune pour le mettre au chômage partiel n’a pas de sens. Par conséquent, on pourrait craindre un manque de chaudronnier à l’avenir : entre la difficulté générale à recruter et le désengagement des entreprises, ce secteur qui sert de nombreux domaines comme les transports, l’aéronautique, l’industrie agro-alimentaire, la chimie, etc sera probablement en manque de professionnels d’ici quelques années, ce qui est problématique.

La chaudronnerie : un domaine plein d’idées reçues

La situation actuelle renforce la difficulté à recruter. D’autant plus que le métier de chaudronnier a une mauvaise réputation, alors qu’il est peu connu. On peut en effet penser que c’est un métier pénible, alors que le marteau et le découpeur plasma ne sont pas les seuls outils du professionnel de la métallerie ! En effet, avec les années et la technologie, le métier a évolué.

Les conditions de travail sont donc bien éloignées de celles du 19ème siècle. Par ailleurs, certains considèrent la chaudronnerie comme « une voie de garage » ou un secteur dédié aux mauvais élèves, par défaut. Ce n’est pourtant pas le cas. Les compétences requises sont plutôt pointues. En effet, se tromper dans un calcul pourrait être fatal et gâcher tout un projet.

En outre, on pense souvent à tort que c’est un domaine qui offre peu de perspectives d’évolution et qui paie mal. Toutefois, un chaudronnier peut très bien devenir dessinateur industriel. De plus, on dit que le salaire de base est le SMIC, alors qu’au vu des difficultés à recruter des chaudronniers, il tourne plutôt autour des 1600 euros net avec possibilité d’augmentation rapide.

Ainsi, étant donné la situation actuelle, le domaine de la métallurgie souffre sous deux angles : l’impossibilité de recruter à cause d’un avenir incertain et les réticences des jeunes à se former au métier de chaudronnier.

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