Le packaging à l’ère de la transition écologique



Recyclage, économie d’énergie, réduction des déchets, RSE, la transition écologique est sur toutes les lèvres. Et à juste titre. Alors que la COP15 a vu la signature d’engagements historiques, avec notamment pour objectifs de restaurer 30 % des écosystèmes et de doubler les ressources destinées à la protection de la nature d’ici à 2030, la pollution des déchets plastiques est une réalité bien présente dans notre quotidien. En ligne de mire des gouvernements : le packaging, responsable à lui tout seul de la moitié des déchets plastiques produits dans le monde. Les entreprises commencent ainsi à se saisir de ces questions, non sans devoir mobiliser d’importantes ressources.

Du plastique, encore du plastique, toujours plus de plastique

Le packaging, ce petit (ou grand) emballage, a deux principales missions : informer et protéger. En tant qu’outil marketing, il cristallise sur lui tous les aspects d’une marque, comme les valeurs véhiculées ou encore les codes visuels qui permettront de reconnaitre la marque parmi ses concurrents. Le packaging revêt une dimension émotionnelle, car en plus de sa visée informative, il a pour but d’attirer le regard du consommateur et de susciter sa curiosité. Bien qu’une différence, subtile, existe entre emballage et packaging, le premier ayant pour unique objectif de protéger le produit et le second s’en éloignant légèrement par moments pour revêtir l’aspect marketing, la filière dans sa globalité est responsable de la production de plus de 36 millions de tonnes de plastique chaque année.

Le développement quasi exponentiel de la société de consommation depuis les années 1950 environ, a bien entendu contribué à la croissance astronomique de la production de packaging et de plastique. En effet, en 1950, la production mondiale de plastique était de 2,3 millions de tonnes, puis en 1993 de 162 millions pour atteindre les 448 millions en 2015. Alors que près de 5 000 milliards de morceaux de plastique flottent déjà dans les océans et qu’un être humain absorbe l’équivalent d’une carte de crédit par semaine en microparticules de plastique, les enjeux écologiques liés au packaging revêtent un caractère d’urgence. D’autant plus que depuis 2015, 79 % des déchets plastiques ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature et seulement 9 % ont été recyclés. À l’heure actuelle, le marché principal du plastique est celui de l’emballage. Ce dernier représente, à lui tout seul, près de la moitié de tous les déchets plastiques produits dans le monde, la plupart n’étant jamais recyclé.

Le packaging 2.0 : vers un avenir plus vert

Avec l’explosion de l’e-commerce depuis la pandémie de COVID-19, le domaine du packaging doit aujourd’hui relever deux défis : réduire son impact écologique et s’adapter aux besoins d’une distribution omnicanale. En 2021, ce sont 1,5 milliard de colis qui ont été envoyés en France et plus de 5 milliards à l’échelle européenne. De plus, l’intérieur de ces colis est composé à près de 43 % de vide, selon la dernière étude de DS Smith et Forbes Insights. L’étude met également en avant que chaque année, ce sont 122 millions de tonnes de dioxyde de carbone qui sont émises en raison du transport de vide, ce qui correspond à l’équivalent des émissions de CO2 de la Belgique ou de l’Argentine. Chaque année, 46 milliards de dollars pourraient être économisés si la gestion du vide faisait partie intégrante des objectifs de développement durable.

Alimentaire, luxe, pharmaceutique, aucun domaine n’y échappe, la transition verte est lancée, tous les secteurs d’activité s’emparent à présent de la question. McDonald’s par exemple, a décidé de supprimer ses emballages carton et d’implanter de la vaisselle réutilisable dans ses restaurants. Ruinart, célèbre maison de champagne française, a opté pour un packaging en papier, sur mesure, épousant les courbes de la bouteille, élevant ainsi le packaging au rang d’œuvre d’art grâce à la collaboration d’artistes.

Une démarche quelque peu accélérée sur le plan européen par l’entrée en vigueur de la loi anti-gaspillage, la démarche a pour but de réduire la production de plastique et son utilisation pour œuvrer à une décarbonation sur les années à venir. Car la filière du packaging est extrêmement énergivore et produit au passage d’importantes émissions de CO2. Véritable pilier central de la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), les entreprises se doivent de se fixer des objectifs durables. La question du packaging est tellement d’actualité que de nombreux évènements et prix lui sont consacrés : Paris Packaging week, All4Pack Emballage Paris, Oscar du packaging ou remise de médailles chez l’agence internationale Ecovadis, spécialisée dans l’évaluation des performances RSE.

Le management de transition : un accélérateur de changement

Packaging digital ou encore utilisation du verre, les pistes étudiées sont multiples et font appel à des supports ultramodernes ou quelque peu délaissés. Une chose est sûre cependant, s’engager dans une démarche de transition écologique demande de faire appel à d’importantes ressources internes. Une charge de travail qu’il est parfois nécessaire de venir soutenir par des renforts humains. C’est dans un tel contexte de changement, de challenge et de croissance qu’Adequancy intervient. La plateforme a misé sur une approche digitale couplée à un accompagnement humain pour proposer des profils experts rapidement et simplement.

La solution du management de transition séduit puisqu’Adequancy a enregistré une augmentation des missions de 30 % en 2022. La recette ? Efficacité, économie et rentabilité. Un cocktail gagnant qui a notamment convaincu un professionnel du secteur du packaging enregistrant un chiffre d’affaires d’1,6 milliard d’euros et comptant un effectif de 500 salariés. La plateforme a permis de placer temporairement un directeur de la Supply Chain Europe, dans un contexte d’accroissement de l’activité et de sécurisation de la pérennité. Cet expert est intervenu sur deux entités, en France et aux Pays-Bas dans la gestion de la logistique, le changement d’ERP, ainsi que la mise en place de process communs au niveau européen et l’amélioration des indicateurs de performance.

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