Avec le déconfinement, même les grands chefs se mettent à la vente à emporter

Cuisines

Si les restaurateurs ne perdent pas espoir de pouvoir rouvrir dès le début du mois de juin, la fin du confinement leur a déjà permis de retrouver un peu d’oxygène. Ils sont très nombreux à s’être lancé dans la cuisine à emporter et certains d’entre eux admettent découvrir une autre facette du métier et de la relation client.

Proposer des plats de qualité à emporter : un défi pour certains

Si beaucoup de restaurateurs n’avaient pas encore sauté le pas de la vente à emporter, c’est souvent parce qu’ils estimaient ne pas pouvoir offrir des plats d’une qualité suffisante. Si le déconfinement les pousse à envisager la livraison malgré tout, ce n’est pas pour autant qu’ils souhaitent sacrifier leur image en proposant des plats médiocres.

Résultat, ils ont expérimenté de nombreuses solutions. Certains proposent même de livrer des plats en kit ! Le client reçoit les aliments de base et doit cuisiner lui-même son plat sur sa plaque induction. Bien sûr, les étapes les plus complexes sont réalisées par le chef en cuisine, mais l’assemblage est fait à la maison. Cela permet de réduire les coûts, mais aussi d’offrir un plat qui ne sera pas dégradé par la livraison.

Une cuisine à réinventer

Malheureusement, tous les chefs ne peuvent pas proposer de plats en kit et tous les clients ne sont pas prêts à sauter le pas. Résultat, beaucoup de restaurateurs doivent réinventer partiellement leur cuisine en attendant de retrouver des conditions de travail normales.

Ainsi, chacun s’adapte et la cuisine traditionnelle française fait son grand retour. Les plats typiques qui nécessitent de laisser longuement mariner dans la sauce sont faciles à transporter et à réchauffer à la maison. Résultat, ils sont privilégiés par la clientèle et les restaurateurs. En plus, il semblerait que ce soit justement cette cuisine typique des brasseries qui manquent aux Français après deux mois de confinement.

Une situation temporaire difficile à gérer

Si la livraison peut ressembler à une bonne solution et qu’elle permet effectivement de limiter les dégâts de la crise économique à venir, la situation est loin d’être idéale. Effectivement, la livraison force les restaurateurs et les clients à dépendre de plateformes étrangères qui ne payent pas leurs impôts en France.

De plus, ces plateformes poussent les restaurateurs à baisser les prix de leurs plats pour rester attractifs malgré les coûts de livraison. À cela s’ajoute la commission qu’elles prennent du côté du restaurant aussi à chaque livraison. Résultat, cette situation rapporte peu d’argent aux restaurateurs qui la voient comme une solution temporaire qui les mènerait à la faillite si elle durait.

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