Comment réduire les charges en copropriété ?



Les charges de copropriété n’ont fait qu’augmenter ces dernières années. Dans son Observatoire annuel des charges, l’Association des responsables de copropriété (ARC) fait état d’une hausse de 2 % en 2019. Cela équivaut à environ 50 euros de plus par mètre carré.

Existe-t-il des moyens de les faire baisser ? En général, l’augmentation est portée par les dépenses pour l’électricité et le chauffage, la gestion de la copropriété, l’entretien ou le gardiennage. Pour faire des économies, il faudra donc agir sur ces éléments. Voici quelques astuces à mettre en pratique !

Renégocier le contrat d’énergie pour diminuer les charges de copropriété

Les dépenses énergétiques représentent jusqu’à 50 % des charges qui incombent aux copropriétaires. Il est néanmoins possible de les diminuer. L’électricité et le gaz proposés sont les mêmes, quel que soit le fournisseur que vous choisissez. La différence se trouve au niveau du prix, plus ou moins élevé selon l’entreprise. Il s’agit d’une opportunité à saisir pour maîtriser les dépenses.

Avant la souscription, prenez le temps d’examiner et de comparer plusieurs offres de fournisseurs différents. Pour les contrats en cours, sachez qu’il est possible de changer de fournisseur d’énergie afin de réduire ses charges de copropriété. L’offre choisie doit également répondre aux besoins de l’immeuble et de ses occupants. Les fournisseurs ont généralement des contrats conçus pour les copropriétés. Les modalités s’adaptent aux différentes spécificités de ce type d’immeuble, comme l’utilisation d’un chauffage collectif. Si l’offre actuelle peine à répondre aux besoins des utilisateurs, vous avez deux possibilités :

  • La remplacer par une autre plus appropriée
  • Renégocier le contrat auprès du même fournisseur

À titre de rappel, un changement d’offre ou de fournisseur d’énergie relève d’une décision de gestion courante. Elle doit être présentée en assemblée générale. Il sera donc nécessaire de demander les informations, ou même un devis, aux fournisseurs retenus en amont. La majorité simple est requise pour que la décision soit adoptée.

Notez également qu’un contrat d’énergie est reconduit tacitement à sa date d’anniversaire. Vous devez agir avant l’échéance si vous souhaitez le résilier. Il est d’ailleurs conseillé de réévaluer les besoins et les dépenses avant cette date, et de revoir les offres disponibles sur le marché. En effet, les tarifs sont évolutifs. Le même contrat peut devenir plus cher un an après sa souscription. De même, un autre fournisseur peut proposer une offre plus intéressante à ce moment.

Des informations de consommation avec le A entouré

Réaliser des travaux de rénovation énergétique

Les dépenses en énergie sont particulièrement élevées pour les immeubles qui se chauffent au gaz. Elles diminuent dès lors que la propriété utilise du fioul ou du bois. Cela dit, la rénovation énergétique reste utile afin de réduire les dépenses et l’impact sur l’environnement. De plus, les copropriétés ont droit aux aides de l’État pour les travaux. Autant en profiter !

Les travaux de rénovation indispensables pour une copropriété

La loi de la transition énergétique a rendu obligatoires les travaux de rénovation. Cette obligation concerne les logements dont la consommation dépasse 330 kilowatts par heure, par mètre carré et par an. Elle s’applique aux maisons individuelles ainsi qu’aux appartements. Elle touche donc naturellement les copropriétés, sachant que les travaux ne peuvent pas être menés au niveau de chaque appartement.

Les travaux réalisés doivent améliorer l’isolation du logement. Ils s’étendent donc sur toutes les parties de l’habitation, que ce soit la toiture, la façade ou les murs. Les propriétaires concernés sont tenus de les réaliser avant 2025. Le non-respect de cette réglementation les expose à une sanction administrative pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.

Les aides financières disponibles pour les copropriétés

Comme les propriétaires de maison individuelle, les copropriétaires peuvent obtenir des aides de l’État pour mener les travaux de rénovation énergétique. Elles sont versées au copropriétaire directement ou au syndicat de copropriété.

Parmi elles, on peut citer :

  • Ma Prime Rénov, qui peut couvrir jusqu’à 25 % des dépenses sans dépasser un plafond de 15 000 euros pour chaque lot. Soit une aide de 3 750 euros maximum pour chaque appartement.
  • Les certificats d’économie d’énergie (CEE), dont le montant dépend des économies réalisées.
  • Le programme Habiter Mieux Copropriété géré par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), pour financer l’équivalent de 25 % du montant total HT des travaux. L’aide ne doit cependant pas dépasser 3 930 euros.
  • L’Eco-prêt à taux zéro copropriétés, destiné aux travaux dans les parties communes.
  • La TVA réduite, elle est par exemple à 5,5 % pour les travaux d’isolation thermique par l’extérieur, contre 10 % pour les autres travaux réalisés dans les parties communes.
  • Les aides des collectivités territoriales, versées par la région, le département ou la commune.

Les travaux doivent s’accompagner d’une bonne utilisation des appareils électriques ou de chauffage. L’entretien est crucial pour éviter une surconsommation d’énergie. Il appartient également au syndicat de copropriétaires de sensibiliser les occupants pour une bonne utilisation des équipements. Par ailleurs, les remplacer par des modèles moins énergivores peut être une solution pour diminuer les charges.

Adapter le contrat d’assurance de l’immeuble en copropriété

La loi Alur a mis en place une obligation d’assurance pour le syndic ainsi que pour les occupants des appartements, qu’ils soient locataires ou propriétaires. Ces derniers sont tenus de souscrire une garantie responsabilité civile.

Une différence existe toutefois. La responsabilité civile du syndic couvre les dommages causés aux tiers et aux occupants de l’immeuble. En revanche, pour ces derniers, la garantie s’applique pour les dommages causés aux tiers et qui proviennent des parties privatives.

Quoi qu’il en soit, ce type de contrat exclut les dommages qui affectent l’immeuble, les parties communes ou privatives. Chacun est donc tenu de souscrire une assurance adaptée pour se protéger et bénéficier d’une prise en charge appropriée. Veillez cependant à choisir les garanties qui vous seront nécessaires. Et évitez celles qui n’auront aucun intérêt dans le cadre de votre fonction ou de l’occupation de l’immeuble.

Pour le syndic, le choix de l’assureur doit être le fruit d’une décision prise lors d’une assemblée générale. Néanmoins, il est possible de comparer les offres avant de la souscription. En effet, le tarif et les modalités du contrat diffèrent d’une compagnie à une autre. Ceci est aussi conseillé pour les copropriétaires qui doivent souscrire une assurance à titre individuel.

La résiliation du contrat d’assurance copropriété souscrit pour le syndic peut se faire à sa date d’échéance. La demande doit être envoyée au moins deux moins à l’avance pour éviter sa tacite reconduction. La résiliation en dehors de la date d’échéance est néanmoins possible suite à une augmentation des tarifs.

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