« Médusa, bijoux et tabous » : une exposition qui change le regard sur le bijou

L'affiche de l'exposition "Médusa, bijoux et tabous"

Autrefois utilisé pour distinguer le positionnement social dans les tribus, le bijou a traversé le temps et le regard qu’on lui porte ne cesse d’évoluer. Aujourd’hui, il est de plus en plus considéré comme résultant d’un talent artistique unique. Du 19 mai dernier jusqu’au 5 novembre prochain, le musée d’arts moderne de la ville de Paris met en scène une exposition très originale, intitulée « Médusa, bijoux et tabous », et qui a pour but de changer le regard sur le bijou.

Le bijou à travers l’histoire

Beaucoup de personnes considèrent les bijoux comme des objets inutiles. De valeur, certes, mais ne possédant pas de sens réel. Or l’histoire elle-même nous prouve que ce n’est pas la cas. En effet, dans les tribus les plus ancestrales, les bijoux étaient utilisés comme distinction de positionnement social. C’est d’ailleurs souvent les hommes qui portaient ces ornements. Ainsi, un bracelet en acier pour homme pouvait signifier sa supériorité à un autre homme qui n’en possédait pas.

Avec le temps, le bijou à quelque peu perdu de son sens. Il est passé d’un ornement masculin à un accessoire féminin. Sont arrivés les bijoux fantasie, sans grande valeur, ainsi que la production de masse qui a fait que les bijoux ne sont plus forcément des pièces uniques. Le but de l’exposition « Médusa, bijoux et tabous », organisée par le musée d’arts moderne de la ville de Paris du 19 mai jusqu’au 5 novembre, est montrer que le bijou conserve encore et toujours un sens bien réel.

Le sens du bijou : une expression artistique

Les bijoutiers et joailliers étaient autrefois considérés comme de simples sous-traitants de pierres précieuses. Or ce n’est pas pour rien qu’ils sont de plus en plus communément considérés comme des artistes. Marie Heuzé, conseillère scientifique de l’exposition, explique dans une interview : « Tout comme le visage de Méduse dans la mythologie grecque, le bijou attire et trouble celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Objet au statut ambigu, à mi-chemin entre parure et sculpture, il reste l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes et universelles bien qu’il ne soit pas nécessairement considéré comme une œuvre d’art. Il est en effet souvent perçu comme trop près du corps, trop féminin, précieux, ornemental, ou primitif. »

Une exposition pour tous les goûts

Que les plus modestes se rassurent, l’exposition n’est pas uniquement réservée à l’élite de la bijouterie. Avec plus de 400 pièces exposées, allant du simple bijou fantaisie au chef d’oeuvre de joaillerie, en passant pas des pièces historiques et bijoux futuristes – bijoux Swarovski de têtes thermo-sensibles entraînant la visualisation des émotions – ou encore des ouvrages réalisés à l’aide d’insectes – et oui, on trouve des innovations assez extravagantes dans le monde la bijouterie aussi ! -, chacun peut y trouver son compte. Alors vous aussi ne manquez pas l’exposition « Médusa, bijoux et tabous » au musée d’arts modernes de la ville de Paris jusqu’au 5 novembre.

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