60 Millions de Consommateurs dénonce l’utilisation illégale de perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens peuvent affecter le QI

Interdits depuis plus de 30 ans, les perturbateurs endocriniens désignent toute molécule agissant sur l’équilibre hormonal. Malgré une connaissance croissante des effets indésirables de ces substance sur la santé, leur autorisation est régulièrement reportée par l’Union Européenne. Pourtant, l’association 60 Millions de Consommateurs a publié aujourd’hui une étude révélant la présence de plus d’une dizaine de ces substances dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans.

Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ?

Les perturbateurs endocriniens, aussi connus sous les noms de PEs, xénohormones ou disrupteurs endocriniens, sont des substances agissant sur l’équilibre hormonal. Ils agissent à très faible dose dans l’organisme, à l’image des hormones, et ne sont pas véridiquement toxiques. Toutefois, ils influent sur l’organisme et peuvent le perturber, même si ce n’est que de façon très discrète.

Pourquoi sont-ils interdits ?

Les perturbateurs endocriniens possèdent une très mauvaise réputation due à leurs effets indésirables multiples et variés. Ils peuvent par exemple être à l’origine de problèmes de croissance et de développement et influer sur le comportement et l’humeur d’un individu. Ils sont également connus pour altérer la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie ainsi que le sommeil et la fonction de repos. Sans oublier leur effets néfastes sur la circulation sanguine et les fonctions sexuelles et reproductrices.

Du fait qu’ils imitent les fonctions hormonales, ils présentent également un fort risque d’interaction nocive entre eux ou avec les hormones qu’ils imitent, menant à des déséquilibres hormonaux importants et dangereux pour la santé humaine.

Leur interdiction est-elle toujours légitime ?

Au début de l’utilisation du terme « perturbateur endocrinien » par Theo Colburn en 1991, les effets, tant bénéfiques qu’indésirables, de ces molécules étaient très méconnus. Leur interdiction était alors plutôt justifiée. Mais avec le temps, la recherche a sû définir de mieux en mieux les conséquences de la prise de tels produits et l’on eput aujourd’hui se demander si leur interdiction n’est pas obsolète.

D’autant plus qu’ils semble bien difficile de mettre en place une interdiction totale de ces substances. En effet, suite à l’interdiction de l’un d’entre eux en 2015, le Bisphénol A semble avoir presque complètement disparu des organismes de nos enfants, mais serait remplacé par le Bisphénol S, qui présenterait les mêmes effets secondaires sans être pourtant interdit par la loi. L’Union Européenne rencontre donc des difficultés à prendre des mesures réglementaires au regard de ces substances, dont la définition reste encore très approximative.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*