Le projet de centrale thermique, à Marie-Galante, salué par Ségolène Royal



C’est lors de sa visite en Guadeloupe, que la ministre de l’écologie a pu saluer le projet de centrale thermique, projet opposé au projet Albioma, et porté par les élus de Marie-Galante. Le soutien est de taille pour ce projet ambitieux.

Un projet ambitieux

Ce projet de centrale thermique, adossée à l’usine sucrière de Marie-Galante, a donc été porté, non seulement, par les élus locaux, ces derniers proposant d’ailleurs un « autre modèle de cohérence avec la programmation pluriannuelle de l’Energie », mais également par la ministre même de l’écologie, Ségolène Royal.

Une victoire du projet thermique qui a été accueillie aux cris des élus marie-galentais. Le chef de file Maryse Etzol, présidente de la communauté de communes de Marie-Galante (CCMG), se déclare satisfait que la ministre de l’écologie les ait entendus. Le projet se fera ainsi « avec le soutien de l’Etat ».

Ce projet ambitieux pourrait apporter environ un milliard d’euros d’investissement sur l’île de Marie-Galante. Il s’intègre dans un plan plus global de développement du territoire, d’après le label DIVD, le Démonstrateurs industriels pour la Ville Durable.

Un autre projet en suspens, le projet Albioma

Un autre projet, au nom de Albioma, reste, en revanche, à éclaircir tant des points obscurs perdurent à ce jour. A ce titre, la ministre de l’écologie Ségolène Royal se donne 12 à 18 mois pour lancer, dit-elle, une « inspection industrielle et environnementale » ainsi qu’un « audit environnemental ».

Si les élus marie-galantais accueillait la victoire avec joie, ce n’était pas le cas de Athanase Coquin, président du conseil d’administration de l’usine de sucre SRMG, lui-même associé au projet Albioma. Ce « dernier projet n’avance pas », à son plus grand désarroi. Il va donc falloir « attendre une réelle décision sur le projet pour avoir de la visibilité sur la pérennité de la filière canne » a déclaré à l’AFP le président.
En début d’année, le désaccord autour de ces deux projets avait d’ailleurs été la cause du blocage du lancement de la campagne sucrière. Même si, par la suite, une convention de partenariat avait pu être signée entre l’Etat et les acteurs économiques de Marie-Galante.

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